Pour des
campagnes
vivantes

Agricultures Durables en Méditerranée

Accompagner, mettre en lien et promouvoir des pratiques économes et autonomes, cohérentes dans le territoire méditerranéen et au cœur de systèmes alimentaires locaux

Le projet ADméd est né en 2010 d’une structuration d’actions communes autour de la durabilité des agricultures entre les groupes CIVAM d’Occitanie et de la région Sud. Le terme “Agricultures Durables” au pluriel souligne la multitude d’agricultures qui existent sur ces territoires et la multiplicité des démarches entreprises par les uns et les autres pour développer leur autonomie, réduire leur impact environnemental, renforcer leur revenu et la stabilité de leur ferme, mieux vivre de et dans leur travail, s’intégrer à un maillage d’initiatives et à un système alimentaire local.

L’objectif d’ADméd est de mettre en lumière les spécificités agricoles de la zone méditerranéenne et d’accompagner des groupes d’agriculteurs et d’agricultrices dans la mise en place de leviers d’actions concrets face aux enjeux locaux : maintien de la fertilité des sols, lutte contre l’érosion, approvisionnement en matières organiques, gestion quantitative et qualitative de l’eau, mise en place de filières de diversification, renforcement du revenu, transmission des activités….

2 régions
10 ans d'échanges

Une diversité de systèmes de production, dans un contexte climatique et démographique contraint

Le territoire méditerranéen est extrêmement varié. Du littoral à la moyenne montagne, il accueille des activités agricoles multiples et de nombreux système de production : viticulture, maraîchage, grandes cultures, oléiculture…

Cette diversité fait la richesse de ce territoire, mais elle doit faire face à un contexte pédo-climatique difficile caractérisé par une chaleur estivale intense, des précipitations orageuses inégalement réparties sur l’année, des périodes de sécheresses estivales, un vent omniprésent. Ils doivent aussi faire avec une démographie croissante, une forte pression foncière en zone côtière entraînant des conflits d’usage pour l’accès aux terres et à l’eau.

Malgré une belle diversité de milieux et de types d’agricultures, l’élevage disparaît des plaines, et des sous-régions se spécialisent hautement (prédominance des vignes en ex-Languedoc-Roussillon, et de vignes et vergers en PACA). En dépit d’une proportion importante de fermes travaillant en circuits courts, les « systèmes alimentaires » restent en grande partie à construire. Autant d’enjeux à préserver des systèmes agricoles durables dans leur diversité !

Le maintien de la fertilité des sols

Aux risques de diminution de la fertilité des sols inhérente au climat local et à la nature de nos sols, vient s’ajouter une dynamique démographique qui accroît l’intensité d’exploitation des sols. Les terrains méditerranéens nécessitent ainsi des apports de matières organiques conséquents, pour améliorer la structure des sols, favoriser l’implantation des cultures et améliorer la rétention d’eau et des éléments fertilisants.

Des groupes d’agriculteurs et agricultrices travaillent ensemble à l’expérimentation de pratiques et d’organisations collectives permettant de répondre à cet enjeu :

  • Enherbement des vignes
  • Compostage collectif
  • Valorisation des déchets verts des collectivités par le compostage à la ferme
  • Engrais verts…

Aujourd’hui, les travaux menés dans le cadre d’ADméd sont centrés sur la valorisation d’expériences favorisant une meilleure fertilité des sols, l’accompagnement de projets collectifs, l’échange et la formation sur la gestion de la fertilité des sols.

Retrouvez ici le plaidoyer de la région PACA pour un retour au sol de nos matières organiques locales.

Ou cliquez ci dessous pour en savoir plus sur les travaux Adméd autour de la fertilité sur sol.

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L’arbre et l’agroforesterie

La résilience des systèmes méditerranéens repose à l’échelle de ses territoires par une diversité de productions, souvent sur des fermes de petite taille, où l’arbre agricole regagne l’intérêt d’un nombre croissant d’agriculteurs.

Protection contre le vent grâce aux haies, création d’un microclimat plus humide à proximité des cultures et des animaux avec des arbres intra-parcellaires, diversification des cultures par l’intégration de fruitiers pour réduire l’instabilité des revenus agricoles dans certaines productions comme le maraîchage, production à long terme de bois d’œuvre, augmentation de la biodiversité floristique à la ferme pour la production apicole… Les raisons d’implantation de l’arbre sont nombreuses et cette “nouvelle” agroforesterie doit tenter de concilier bienfaits de l’arbre et contraintes actuelles liées à la production agricole.

Fort d’un travail de mutualisation en réseau, de capitalisation d’expériences, de journées d’échange, de formations et de plusieurs projets de recherche passés et en cours sur la thématique, les CIVAM méditerranéens militent aujourd’hui pour une meilleure prise en compte de l’arbre dans l’élaboration de systèmes résilients, notamment vis à vis du contexte climatique difficile déjà présent. Ce travail passe autant par l’accompagnement des agriculteurs et porteurs de projets dans leur réflexion agroforestière que l’accompagnement de politiques locales favorisant le déploiement de ces associations.

La durabilité des systèmes maraîchers

La filière maraîchère méditerranéenne est confrontée à des enjeux importants en termes de maintien de la production, de sécurisation des revenus, d’emplois, de viabilité des exploitations et de transition agro-écologique et alimentaire.

Les attentes sociétales pour une alimentation de qualité, locale et durable, les enjeux d’approvisionnement collective et les difficultés économiques que peuvent rencontrer les exploitations maraîchères imposent d’améliorer l’accompagnement des maraîchers et maraichères dans les différentes phases de leurs parcours.

Ainsi, des collectifs de maraîchers et maraîchères se sont constitués ces dernières années à l’échelle de ces 2 régions, dans une volonté de travailler sur la durabilité sociale, environnementale et économique de leur activité. Le réseau ADméd porte aujourd’hui de multiples projets visant à renforcer l’accompagnement collectif des maraîchers dans cet objectif ; à travers notamment le développement d’un outil d’accompagnement des maraîchers-chères (diagnostic de durabilité adapté aux systèmes maraichers), les partages d’expériences entre les groupes, l’évaluation de la durabilité des fermes et le plaidoyer auprès des politiques publiques pour une meilleure reconnaissance de ces systèmes.

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Et d’autres thématiques à découvrir sur le site dédié !

Depuis 2010, le GRCIVAM PACA, la FRCIVAM Occitanie et Réseau Civam travaillent ensemble à la valorisation des travaux des groupes autour de ces enjeux, ainsi que sur d’autres thématiques (gestion de l’eau, viticulture…)

N’hésitez pas à aller les découvrir sur le site ADméd dédié : ad-mediterranee.org
et sur les sites de Civam en régions : civam-occitanie.fr et www.civampaca.org